Anneau gastrique ajustable
L'anneau gastrique est une bague en silicone que le chirurgien place autour de la partie haute de l'estomac, juste sous la jonction avec l'œsophage. Il délimite ainsi une petite poche de quinze à vingt-cinq millilitres qui se remplit rapidement et se vide lentement vers le reste de l'estomac. La sensation de satiété survient donc après une très faible quantité d'aliments, et elle dure. Aucun organe n'est retiré, aucune section n'est pratiquée : c'est la seule technique de chirurgie de l'obésité entièrement réversible, ce qui a longtemps fait son succès.
Pose et réglage
L'intervention se déroule sous cœlioscopie, par quelques petites incisions, et dure environ une heure. L'anneau est relié par une tubulure à un boîtier placé sous la peau de l'abdomen. En consultation, le praticien pique ce boîtier et injecte ou retire du sérum physiologique : l'anneau se resserre ou se desserre sans nouvelle opération. Le premier réglage intervient quelques semaines après la pose, puis les ajustements se répartissent sur la première année, guidés par la perte de poids, la tolérance alimentaire et le confort du patient. Un anneau trop serré provoque des vomissements et un reflux ; trop lâche, il ne sert à rien.
Résultats attendus
La perte porte en moyenne sur quarante à soixante pour cent de l'excès de poids, obtenue progressivement sur douze à dix-huit mois. Elle dépend fortement du changement des habitudes alimentaires : l'anneau limite le volume, pas les calories, et les aliments liquides riches en sucre passent sans difficulté.
Complications
Le glissement de l'anneau, la dilatation de la poche au-dessus de lui, son érosion à travers la paroi de l'estomac et les incidents de boîtier ou de tubulure constituent les complications propres à la technique. Elles surviennent souvent à distance de l'opération, parfois plusieurs années après, et imposent alors une reprise chirurgicale.
Une technique en recul
Ces complications tardives, jointes à un taux de retrait élevé sur le long terme et à des reprises de poids fréquentes, expliquent que l'anneau ait massivement cédé la place à la sleeve et au bypass dans les centres français. Il reste proposé dans des situations particulières, notamment lorsque la réversibilité est déterminante, et le choix de la technique se discute toujours en réunion pluridisciplinaire.